Archive de la catégorie ‘Non classé’

Depuis Canossa, une carte postale…

Vendredi 22 janvier 2010

J’étais peut-être naïf en écrivant ce blog.

J’ai appris à mes dépens qu’internet est un village où tout se sait.



L’adresse de ce blog est donc arrivée sur les écrans de personnes dont j’ai parlé, dans certains de mes textes, de manière désagréable et parfois virulente. Si l’anonymat formel permet d’éviter à Madame MICHU de les reconnaître, les personnes concernées, et celles qui les connaissent ou me connaissent, ont identifié les acteurs des scènes que j’ai décrites.


Il est toujours blessant de découvrir que l’on parle de vous ainsi, a fortiori en public.


Je conçois qu’aujourd’hui on me demande des comptes.



Je tiens à dire à celles ou ceux qui se sont sentis visés ou mis en cause par mes textes que cette page est la leur. Ils peuvent laisser des commentaires sous cet article s’ils le souhaitent, en usant d’un pseudonyme bien sûr (leur adresse mail n’apparaîtra pas). Je ne modérerai pas leurs commentaires, pas plus que je n’ai modéré mon propos dans mes textes. Ça me semble juste de permettre à chacun de s’exprimer.



Je souhaite simplement que les textes que j’ai écrits seul, publiés seul, n’aient pas d’effets collatéraux sur la vie de mes collègues de juridiction. Aucun d’eux ne figure d’ailleurs parmi mes commentateurs réguliers ou occasionnels, et je crois que bien peu me lisaient.


Ce journal n’a jamais cherché à exprimer autre chose que mon ressenti, mon vécu et ma perception des événements. Tout cela m’est personnel et je n’ai jamais prétendu avoir la connaissance universelle. Mes opinions n’engagent que moi.



J’avais juste eu envie de partager mes impressions, mes sentiments. Peut-être parce qu’internet est un espace de liberté. Sûrement parce que je crois que, bien que magistrat, j’ai une liberté d’expression, comme tout un chacun. Peut-être aussi parce que je n’ai pas trouvé d’autre espace d’expression.


Lorsque Philippe BILGER, Eric de MONTGOLFIER et quelques autres écrivent des livres sur leurs carrières respectives, ils y évoquent un certain nombre de personnes, magistrats, élus ou autres, qu’il est facile d’identifier.


Moi, je n’ai pas d’éditeur, je ne suis pas haut magistrat, je n’ai pas de grandes histoires à raconter. Je n’ai que mon ordinateur, et les pages que m’offre l’hébergeur de ce blog pour mes toutes petites histoires.



Les commentaires que vous m’avez laissés depuis quelques mois m’ont encouragé à poursuivre le récit que je vous fais de ma vie de petit magistrat dans un tribunal ordinaire, dont vous vous fichiez bien, pour la plupart d’entre vous, de savoir où il se trouve.


Je crois que certains, collègues magistrats, avocats, policiers ou autres, se sont même retrouvés dans mes propos.



Aujourd’hui, ce journal s’arrête.


Pas comme je l’avais imaginé.


Dommage.

J.O.